ArticlesCameroun

Cameroun : deux transgenres, condamnés à cinq ans, en liberté provisoire en attendant leur appel

1 Mins read

Deux transgenres camerounais condamnés en mai à cinq ans de prison ont été remis en liberté provisoire mardi 13 juillet en attendant l’issue de leur procès en appel, ont indiqué leur avocat et une ONG.

Loïc Djeukam, très présent et connu sur les réseaux sociaux au Cameroun sous le pseudonyme de Shakiro, et Roland Mouthé, alias Patricia, emprisonnés depuis février, « sont libres » après avoir « bénéficié d’une mesure de mise en liberté provisoire » de la cour d’appel de Douala, la capitale économique du Cameroun, a annoncé à l’AFP leur avocat, MRichard Tamfu.

« La décision de mise en liberté a été prononcée dans le cadre du procès en appel » des deux condamnés, a confirmé à l’AFP Alice Nkom, présidente de l’Association pour la défense des droits des homosexuels (Adefho).

La peine la plus lourde

En mai, les deux prévenus avaient été reconnus coupables de « tentative d’homosexualité, outrage public aux mœurs et défaut de carte nationale d’identité », avant d’être condamnés en première instance chacun à cinq ans de prison, la peine la plus lourde prévue par la législation réprimant les pratiques homosexuelles dans ce pays d’Afrique centrale. Shakiro et Patricia avaient interjeté appel, la date de leur nouveau procès n’est pas fixée.https://d82896764821d904ea359526cd81275e.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html

L’homosexualité est réprimée au Cameroun, la loi prévoyant des peines allant de six mois à cinq ans de prison pour quiconque entretient des rapports sexuels avec une personne du même sexe.

L’ONG internationale Human Rights Watch (HRW) avait déploré en avril les discriminations subies par les homosexuels au Cameroun. « La loi qui criminalise les comportements homosexuels fait courir aux personnes LGBT un risque accru d’être maltraitées, torturées et agressées sans aucune conséquence pour les auteurs de ces actes », avait déclaré Neela Ghoshal, directrice adjointe de la division LGBT de HRW.

Autrefois fréquentes, les arrestations pour des faits allégués d’homosexualité ont sensiblement baissé ces dernières années au Cameroun, mais elles semblent repartir à la hausse depuis peu.

Le Monde Afrique

Related posts
ArticlesCôte d'Ivoire

Politique en Côte d’Ivoire : Ouattara et Gbagbo « préfèrent l’injustice au désordre »

4 Mins read
Derrière les images des deux anciens rivaux tout sourires, c’est bien plus qu’une réconciliation qui se joue. Si, pour l’un comme pour…
ArticlesInternational

"Juste du racisme": en Afrique du Sud, les violences nourrissent les vieilles rancoeurs

3 Mins read
Inanda (South Africa) – Des sanglots couvrent les chants funèbres diffusés par les haut-parleurs, au-dessus du cercueil orné de fleurs. Njabulo Dlamini,…
ArticlesInternational

Cinéma : ce festival de Cannes aurait pu être celui de l’Afrique

4 Mins read
Malgré le grand nombre de films africains sélectionnés sur la Croisette, deux seulement ont obtenu des prix. Même si chacun a retenu,…
Power your team with InHype

Add some text to explain benefits of subscripton on your services.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *