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Oui à la coopération entre pays africains, non à l’intervention de puissances étrangères

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Alors que la France a annoncé son retrait progressif du Sahel, nous constatons que d’autres acteurs tentent de s’infiltrer dans la région : Russie, Chine, Turquie, USA… les grandes puissances veulent une part du gâteau : coopérer avec les forces des pays du Sahel, mieux s’implanter dans la région et bénéficier de ” cadeaux ” économiques et stratégiques !

Nos populations ont abordé la présence militaire française dans la région avec méfiance et plus récemment avec une franche hostilité, accusant l’ancienne puissance coloniale d’arrogance et la soupçonnant d’arrière-pensées, s’interrogeant à juste titre sur la pertinence et l’efficacité du modèle actuel de coopération militaire.

Le peuple burkinabé doit prendre conscience que la coopération entre les pays africains est la seule solution possible pour que la paix revienne enfin au Sahel. Lorsque les terroristes peuvent se retrancher dans un pays et attaquer l’autre, quelle est la solution? Nos armées locales, fortes de leur expertise de la région, doivent coopérer afin d’éradiquer la menace djihadiste.

C’est ce que préconise également le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. A l’issue d’une rencontre à Ouagadougou entre le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré et son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo, le chef de l’Etat burkinabé a déclaré que personne en dehors des Africains ne viendra “les sauver dans la lutte contre le terrorisme”.

L’exemple de l’opération TAANLI

Une centaine de “terroristes” ont été tués en juin lors de cette opération conjointe entre les armées du Burkina Faso et du Niger à la frontière des deux pays.

“Les résultats non exhaustifs de l’opération sont : plus de 100 terroristes neutralisés, des armes [armes de guerre et fusils de chasse] récupérées ou détruites, et des véhicules détruits [une centaine de motos et de véhicules]”, ont indiqué les armées du Burkina Faso et du Niger dans un communiqué commun.  

L’opération, baptisée TAANLI, a également permis “la neutralisation de certains engins explosifs utilisés pour ralentir nos troupes” et “la destruction d’une bonne partie de leur logistique”, a déclaré le chef d’état-major de l’armée nigérienne, le général Salifou Modi, lors d’une visite au camp du régiment d’infanterie commando de Dori, capitale de la région du Sahel, dans le nord du Burkina Faso.

“Ces résultats sont à la hauteur de nos attentes”, a-t-il déclaré, assurant que “des terroristes ont également été arrêtés”.

Les unités engagées, appuyées par l’armée de l’air, ont mené des “opérations de reconnaissance, de bouclage, de recherche et de ratissage”, notamment dans les localités de Téra et Torodi au Niger, et de Dori, Mansila et Diapaga au Burkina Faso.

Cette opération de coopération est un parfait exemple de la réussite de la coopération entre les forces armées locales comme un moyen de sécuriser les frontières, foyer du terrorisme dans la région, et les populations qui y vivent.

Protéger la population contre les exactions des puissances étrangères

L’armée française et le bombardement de Bounti

Le dimanche 3 janvier, des avions de chasse français ont frappé et tué un groupe de personnes rassemblées près du village de Bounti. Le colonel Frédéric Barbry, porte-parole des forces armées françaises, a déclaré à Libération avoir abattu des “combattants djihadistes” identifiés après une “opération de renseignement de plusieurs jours”. Cette version a été contredite par l’association peule Jeunesse Tabital Pulaaku, qui a dénoncé une frappe aérienne ayant coûté la vie à 19 civils en marge d’un mariage. Plusieurs témoignages de villageois recueillis sur place par Libération ou l’ONG Human Rights Watch soutiennent également la thèse du mariage.

En RCA, la présence russe accusée de crimes de guerre

Selon une enquête de l’ONU, les mercenaires russes en RCA ont tué des civils, pillé des maisons et abattu des fidèles dans une mosquée lors d’une opération militaire d’envergure au début de l’année. Parmi les violations commises par les forces gouvernementales russes et alliées figurent des meurtres aveugles, l’occupation d’écoles, le pillage d’organisations humanitaires et l’usage excessif de la force. Le rapport s’appuie sur des preuves photographiques et des récits confidentiels fournis par des responsables locaux et des témoins.

Nous devons nous rappeler que ces puissances ne sont pas là pour aider notre peuple gratuitement. Leur intervention a un coût, économique mais aussi humain, que nous ne souhaitons pas payer.  

Le Burkina Faso et plus largement la région du Sahel connaissent une recrudescence de la violence djihadiste. Cependant, le refus de négocier avec les forces terroristes et la fermeté de nos gouvernements sont un premier pas vers une stratégie qui apportera des résultats positifs sur le long terme. Nous devons également mettre en œuvre des opérations plus coopératives, telles que l’opération TAANLI, ou l’opération HOUNE, afin de renforcer nos militaires dans la lutte contre le terrorisme.

Ce sera une longue bataille, mais dans cette guerre, nous renforcerons la solidarité des pays africains et la puissance de nos armées locales. Nous ferons face à ce défi ensemble, en tant qu’Africains, libres des forces impérialistes.

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